Reproductive Health Response in Conflict (RHRC) Reproductive Health Response in Conflict (RHRC)
Guatemalan refugee family in Mexico

Famille de réfugiés guatémaltèques au  Mexique

Que Faisons-nous?

Le but du Consortium RHRC (Reproductive Health Response in Crises*) est d’améliorer, partout dans le monde, l’accès des personnes affectées par des crises à toute une gamme de services de Soins de Santé Reproductive (SSR) de qualité et librement consentis. Pour en savoir plus, consultez la rubrique Qui sommes-nous ?.

 

Notre mission


Le Consortium RHRC a pour mission de promouvoir la santé reproductive parmi toutes les personnes affectées par les crises humanitaires. Il promeut l’accès durable à des programmes de soins de santé reproductive complets et de bonne qualité lors des urgences, et soutient les politiques qui mettent en valeur la santé reproductive des personnes affectées par les conflits armés et les catastrophes naturelles.

Le Consortium RHRC considère que chacun a droit à des soins de santé reproductive de qualité et que la programmation de la santé reproductive doit promouvoir les droits, le respect et la responsabilité de tous. À cette fin, le Consortium RHRC adhère à trois principes fondamentaux : utiliser des approches participatives pour inclure la communauté dans toutes les phases de la programmation, encourager la programmation des SSR à toutes les phases des situations d’urgence (de la crise initiale à la reconstruction et au développement) et avoir recours à une approche basée sur les droits dans toutes ses activités, tels que ces principes ont été énoncés à la Conférence Internationale sur le Programme d’Action sur la Population et le Développement de 1994.

Le Consortium RHRC est composé de 7 organismes : American Refugee Committee, CARE, Heilbrunn Department of Population and Family Health at Columbia University’s Mailman School of Public Health, International Rescue Committee, JSI Research & Training Institute, Marie Stopes International et la Women’s Refugee Commission.



Nos objectifs


Les membres du Consortium RHRC travaillent ensemble dans les domaines suivants :

  • Fourniture de services : Développer et améliorer les services de santé reproductive pour les femmes, hommes et adolescents affectés par des crises.
  • Évaluation : Promouvoir l’inclusion de la santé reproductive et du genre dans les analyses de situation lors des urgences, ainsi que les évaluations des besoins à long terme dans les contextes post conflit et de déplacement.
  • Conception, suivi et évaluation : Développer, disséminer et utiliser des directives pour la conception, le suivi et l’évaluation des programmes de santé reproductive dans les situations de crise humanitaire.
  • Formation : Promouvoir l’usage des modules de formation actuels et développer, adapter et tester de nouveaux modules pour améliorer l’éducation et les services liés à la santé reproductive.
  • Recherche : Poursuivre un programme précis de recherche en vue d’améliorer la fourniture et le financement de services de santé reproductive pour les populations affectées par les crises.
  • Renforcement des capacités : Fournir un soutien et des liens de développement technique et organisationnel en vue de fournir des services de santé reproductive de qualité dans les situations de crise humanitaire.
  • Plaidoyer : Mener des activités de plaidoyer auprès des gouvernements et des agences fournissant une assistance aux populations affectées par les crises en vue d’obtenir des services de santé reproductive améliorés et des politiques favorables.
  • Documentation et dissémination : Documenter et disséminer les meilleures pratiques et leçons apprises en termes de santé reproductive dans les situations de crise humanitaire, en ciblant les communautés affectées par les crises, le personnel de terrain, les gestionnaires, les décideurs et les donateurs.
  • RAISE : Les membres du Consortium RHRC sont partenaires de l’Initiative RAISE (Reproductive Health Access, Information and Services in Emergencies), une opération internationale créée pour catalyser la transformation de l’approche à la santé reproductive parmi les organisations de secours, les services de terrain et les décideurs internationaux.

Les réalités d'aujourd'hui


  • 40 MILLIONS DE PERSONNES SONT DÉPLACÉES : Il y a plus de 40 millions de réfugiés et personnes déplacées à l’intérieur de leur pays fuyant les conflits et la persécution dans le monde aujourd’hui. Des millions d’autres sont affectées par des catastrophes naturelles.
  • LES FEMMES ET LES JEUNES FILLES SONT À RISQUE : Pendant les crises, les femmes et les jeunes filles font face à d’extraordinaires difficultés qui affectent leur santé reproductive. Quelle que soit la population, 15 % des femmes enceintes souffriront des complications imprévisibles et potentiellement fatales de la grossesse et de l’accouchement. Les taux de viols et de violences basées sur le genre augmentent considérablement pendant les conflits. Les adolescentes sont particulièrement vulnérables à l’exploitation sexuelle et à la traite des personnes.  Elles courent un risque accru de contracter des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH.
  • GENRE : Les conflits et les catastrophes naturelles affectent les femmes, les jeunes filles, les garçons et les hommes différemment. Lors du tsunami de 2005, jusqu'à 80 % des morts étaient des femmes dans certaines régions du Sri Lanka et d’Indonésie. Par contraste, dans les situations de conflit armé, ce sont les jeunes hommes qui sont le plus souvent les principales victimes. Cependant, la prise en compte du genre, y compris les différences entre les femmes, les jeunes filles, les garçons et les hommes en termes de besoins et d’égalité des opportunités est souvent inadéquate dans les situations d’urgence.
  • LA SANTÉ REPRODUCTIVE FAIT DÉFAUT : Les services de santé reproductive conçus pour répondre aux besoins des femmes, des hommes et des adolescents restent inadéquats dans les contextes de réfugiés, de déplacements à l’intérieur du pays et autres situations de crise humanitaire. Le manque d’accès à ces services se traduit par des décès, de la morbidité et des invalidités parmi les femmes, les hommes et les adolescents, qu’il aurait été possible de prévenir, par une augmentation de la vitesse de propagation des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/Sida,  et par une augmentation des avortements non médicalisés.
  • LES BESOINS SONT À LA FOIS IMMÉDIATS ET À LONG TERME : La durée moyenne de déplacement pour les réfugiés est de 17 ans et ils ont besoin de services de santé reproductive complets tout au long de cette période. La mise en place de solutions durables dans les situations de crise humanitaire peut prendre des années. Les agences doivent intégrer les considérations de genre et de santé reproductive dans leurs préparations aux situations d’urgence pour être en mesure de mettre en œuvre les services de santé reproductive prioritaires décrits dans les Services Initiaux Minimums (MISP – Minimum Initial Service Package) dès le début d’une crise. Des solutions plus complètes de santé reproductive devraient être offertes lorsque la situation se stabilise.

Nos accomplissements


Le Consortium RHRC a apporté une contribution importante à l’amélioration de la santé reproductive dans les situations de crise humanitaire. Ces principaux accomplissements incluent :

  • Expansion de la fourniture de services de santé reproductive : Accès élargi aux services de santé reproductive dans plus de 110 sites dans 48 pays grâce à la collaboration avec des gouvernements et des ONG.
  • Participation à l’évaluation à l’échelle internationale des services de santé reproductive dans les situations de crise humanitaire : Évaluation à l’échelle internationale réalisée en 2004 avec des partenaires pour souligner les progrès réalisés et les disparités qui existent encore au niveau de l’amélioration des services de santé reproductive pour les populations affectées par des crises.
  • Mise en place de recherches, publication de textes et accueil de conférences de recherche : Avec des partenaires locaux et techniques, des  recherches ont été effectuées pour documenter les besoins de réfugiés et personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, pour mieux sensibiliser les donateurs et décideurs, et pour améliorer la fourniture des services de santé reproductive. Trois conférences de recherche phares sur la santé reproductive lors des urgences ont été organisées en 2000, 2003, 2008.
  • Intégration du MISP aux normes Sphère : Succès des activités de plaidoyer visant à l’intégration du MISP pour la Santé Reproductive dans la version révisée en 2004 de la Charte humanitaire Sphère (Sphere Humanitarian Charter) et des Normes minimales pour l’intervention lors de catastrophes (Minimum Standards in Disaster Response) pour les fournisseurs de services humanitaires.
  • Partenariats avec des alliances clés pour le plaidoyer : Collaboration active avec d’autres agences pour ébaucher, tester sur le terrain, réviser et mettre à jour un manuel pour la santé reproductive dans les situations de crise humanitaire : Reproductive Health in Humanitarian Settings: An Inter-agency Field Manual, un outil de terrain clé pour guider les services de santé reproductive de qualité dans les situations de crise.
  • Développement et dissémination de matériaux de ressource : Publication de rapports, guides de terrain et articles qui ont mené à des améliorations mesurables pour des populations affectées par des crises, y compris des manuels conçus pour être utilisés sur le terrain par  le personnel humanitaire et portant sur le VIH/SIDA, la contraception d’urgence, le MISP, la violence basée sur le genre, les soins obstétriques d’urgence et les infections sexuellement transmissibles.

 

*anciennement connu sous le nom de Reproductive Health Response in Conflict Consortium (Consortium sur la Santé Reproductive dans les Conflits)